Boussac 13 septembre 2025
Arrivée vers 9h30 pour l'ouverture à 10 heures. 1H30 de route sans pluie, sous un ciel menaçant, c'est déjà une victoire !
Par contre, désert total sur Boussac ! Aucun panneau indiquant l'endroit du salon, aucun fléchage (heureusement que nous sommes des habitués).
Sabrina nous accueille avec le sourire, mais on sent que les choses ne sont pas toutes roses. Plusieurs auteurs lui ont signifié leur absence la veille, ce qui restreint le nombre de plumes dans la grande salle (nous serons à peine une trentaine). Ce procédé est indigne car, sauf accident ou événement subit, ces « indélicats » réservent plusieurs salons à la même date pour finalement en choisir un au dernier moment, ce qui pénalise fortement les organisateurs et d'autres auteurs qui, eux, seraient bien venus !!! D'où la nécessité de demander un chèque de caution (20 €), que l'organisation gardera en cas de défection sans motif valable.
Un bout de scotch avec un nom sur les tables, ni nappe ni bouteille d'eau, service minimum. Nous nous installons et après avoir salué notre voisine Sylvie, plusieurs têtes connues (et chenues parfois !) et pris un café-croissant offert, la matinée commence...
Enfin elle débute sur l'horloge, mais pas dans la salle. Il n'y a personne !!! Et cet état de fait va durer toute la journée…
13h15. Pot offert par le comité des fêtes (très restreint car ils ne sont que 5 à se démener pour nous, et on prend vraiment conscience que leur lassitude apparente cache de nombreux problèmes sous-jacents). Le maire, qui a fait le tour des tables, nous en parle à mots couverts En effet, le salon de Boussac, autrefois renommé, n'est plus que l'ombre de lui-même. Entre deux sangrias et d'appétissants plateaux de charcuterie, il nous demandera même de l'aider à améliorer l'évènement (ce que je tenterai de faire dans un mail particulier).
Petite parenthèse pour signaler une sexagénaire s'empiffrant dans un angle, et disant à son mari : « Faudra aller acheter autre chose, parce que cela ne suffira pas ! ». Là encore, il y a de l'éducation à reprendre (quoi que dans son cas, la date de péremption soit largement dépassée !).
L'après-midi s'écoule en silence. Quelques visiteuses, mais rares. Quant à la responsable de la médiathèque qui achetait quelques livres, elle brillera par son absence...
Bref, vers 17 heures, nous remballons et repartons…
Ils n'étaient que 5 à s'occuper de nous, sans allant réel. Force est de constater que depuis la fin de l'association « La culture sort des champs » il y a 2 ans, ce salon périclite fortement. Je ne mets pas en cause la bonne volonté du comité des fêtes organisateur, simplement leur absence d'enthousiasme, due à leur petit nombre et certainement de fortes contraintes internes.
Mes axes d'action : une osmose intelligente entre toutes les structures communales (pas de guéguerre interne !), tripler le nombre des membres du comité des fêtes (ou bien créer une structure « Culture » qui ne gérera que cela), renforcer les règles de réservation (chèque caution), améliorer la communication de l'événement (le net ne suffit pas et s'il touche les gens de Tombouctou, ceux des patelins proches ne le consultent pas) par des panneaux posés au moins 15 jours avant le salon (et à au moins 20 km alentour), générer des rencontres en médiathèque durant toute l'année (par exemple une ou 2 par mois) avec des auteurs qui s'engagent à revenir pour le salon, etc...
Ce ne sont que des idées personnelles, mais j'invite les auteur(e)s à leur apporter leur soutien par une réflexion sur le moyen d'améliorer les choses. Boussac mérite de retrouver sa splendeur d'antan...
Et parce que nous y croyons, nous y serons à nouveau en 2026 !