Mort sûre
Sixième enquête du capitaine Brunie qui cette fois encore, va galérer pour trouver un sens à une série d'agressions perpétrées par un animal sauvage. La région est sous l'emprise de la peur, face à un ennemi invisible mais déterminé...
Une enquête difficile, dans le milieu des associations animalières, qui poussera Romain sur des sentiers non balisés, mais qui dévoilera également quelques précisions sur son entourage professionnel...
De l'humour enfin, toujours une pincée histoire de vous redonner le sourire et vous aider à franchir cette période difficile...
Prix : 15 € (+ 6 € frais envoi : en suivi ET dédicacé !!!) Contactez moi pour les détails (en bas de page)
Un extrait peut-être, histoire de vous mettre en appétit ?
Encore trente mètres...
Le rideau de verdure se déchira derrière elle. L'animal venait de prendre pattes sur la terre tassée. Valérie sentit son haleine lourde d'humus, comme un relent de pourriture, envelopper son être. Sans oser se retourner, la peur aux tripes, elle accéléra vers l'ouverture de la forêt...
Le premier coup la frappa à l'épaule droite, la faisant presque trébucher. Un fluide chaud et sombre mouilla sa joue, poissant ses cheveux d'une giclée brutale. Elle vit comme une sorte de branche blême la précéder puis choir en travers du sentier : son bras. Mais cette branche étrange gantée d'élasthanne bicolore possédait des doigts qui s'agitaient spasmodiquement, une poignée de vers de terre qui griffaient le sol comme pour y trouver un havre de paix. Encore anesthésiée par le choc, Valérie ouvrit la bouche pour hurler... Le second coup lui ouvrit le dos des muscles trapèzes jusqu'au long dorsal, sectionnant au passage la moelle épinière comme une vulgaire ficelle. Sans un cri, le souffle coupé, elle tomba à genoux puis s'étala en travers de la sente pourpre et humide. Tandis qu'à travers les larmes et le sang qui voilait son regard elle tentait de reconnaître son agresseur, elle perçut le mouvement descendant de cette gigantesque griffe qui allait lui broyer le crâne et lui arracher la tête...
La créature s'enfonça dans les taillis, tirant derrière elle la dépouille démembrée. Il ne demeura plus sur le chemin qu'une tache pourpre rapidement bue par la terre. Quelque part sur une branche, un pinson des arbres poussa plusieurs « fink » sonores pour renouer avec ses congénères, tout danger disparu...
La tête de l'emploi
-
Loup y es-tu ?
Que fais-tu ?
- Je mets ma culotte !
Tu
n'es pas dans le coup le loup
Tu n'es pas dans le coup !
Comptine du XVIIe siècle.
Mercredi 9 juin 2021...
L'œil vif, le regard bien planté sur l'auditoire, l'homme politique souriait de toutes ses dents. Son costume de prix paraissait coulé sur lui et sa cravate, ostensiblement desserrée, montrait qu'il était avant tout un homme du peuple, pour le peuple et avec le peuple, bien qu'il n'ait pas le même fournisseur de lavallière. Son sourire était étincelant. Ses dents, bien implantées, trahissaient la force de caractère, la droiture et le goût des choses bien cadrées. Sa coiffure était un modèle du genre. Légèrement grisonnante pour un effet « âge mur », elle glissait vers l'arrière dans une parfaite ordonnance, chaque cheveu bien parallèle aux autres comme lors d'une parade militaire. Et son front altier arborait juste assez de rides pour prouver qu'il se souciait du sort de ses contemporains. Bref, une réussite !
La première balle le frappa sous l'œil droit, créant une ride folâtre sur la joue. La deuxième atteint le front, dessinant un joli petit trou au centre des rides hautaines. La troisième et la quatrième heurtèrent l'émail des dents, déchirant le visage dans le prolongement du nez. Le nez ! Les six derniers impacts l'entourèrent sans vraiment le blesser.
- Merde !...